Les AZA et les feuilles soyeuses du foutre

Les feuilles soyeuses du foutre, magazine


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I Am Not Your Negro


Entre les lignes entre les mots

Avec les aimables autorisations de l’auteur et
de
Geneviève Sellier, animatrice du site Le genre & l’écran

Diffusé sur Arte une quinzaine de jours avant sa sortie en salle de cinéma1I am not your Negro, le documentaire de Raoul Peck, a suscité en France, bien au-delà des cercles militants et décoloniaux familiers de ses écrits depuis de nombreuses années, un certain enthousiasme. Le nombre conséquent de papiers élogieux parus dans la presse nationale illustre une attention inhabituelle pour un film documentaire consacré à une figure littéraire et intellectuelle peu connue en France2 – en dépit de la traduction de plusieurs de ses textes littéraires et essais. Indéniablement, I am not your Negro profite des dynamiques en cours dans les milieux universitaires-militants, où une nouvelle génération plus ouverte aux auteur.e.s anglo-saxon.ne.s redécouvre les travaux de Franz Fanon, C.L.R. James, Angela Davis ou, justement, James Baldwin.

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Venezuela, écarte de moi ce calice.


Venezuela infos

Enrique Ubieta Gómez

Défendez-nous, vous qui savez écrire !”, demandait une vieille femme à Carpentier et aux intellectuels qui l’accompagnaient en juillet 1937, lors de son passage par un petit village de Castille, tout près de la capitale assiégée. L’écrivain cubain reprit cette anecdote dans les chroniques sur le IIème congrès International de Défense de la Culture qu’il publia dans la revue Carteles (1). La demande était justifiée : le peuple espagnol nous défendait tous, les armes à la main.

E1Alejo Carpentier. Chroniques publiées dans la revue “Carteles”. « Défendez-nous, vous qui savez écrire ! ». Images : Internet

Sans hommes et sans femmes il n’y a pas de culture. Bertolt Brecht l’avait dit pendant le 1er congrès, célébré deux années auparavant à Paris : « Ayons pitié de la culture, mais ayons d’abord pitié des hommes ! La culture sera sauvée quand les hommes seront sauvés ». Cette première rencontre avait senti le danger : le nazisme…

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Brûler la nourriture : nouvelle tactique de la bataille des trente jours


Venezuela infos

par Marco Teruggi

lecherc3adaLe spectacle est désolant : des colis et des colis de nourriture brûlée. Du beurre, des pâtes, de la viande, du sucre fondus, du lait, du riz, calcinés par tonnes entières. Entre 50 et 60 au total sur les 180 tonnes qui étaient entreposées là quand, dans la nuit de jeudi dernier, deux individus sont entrés dans un dépôt du Mercal (magasin d’alimentation à bas prix de l’État) à Lecheria et y ont mis le feu. C’était le plus grand dépôt de l’État de Anzoategui. L’incendie a duré près d’une heure. Ils sont repartis en laissant derrière eux le bâtiment incendié et trois tags : « sales chavistes », « plus de famine » et « vive Leopoldo » (1).

On savait que ce bâtiment était un objectif militaire pour la droite. Pas seulement celui de Mercal, mais aussi ceux de Pdval et du Centre d’approvisionnement Bicentenaire (autres systèmes publics d’alimentation à bas…

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Marx au 21e siècle : et si les questions comptaient plus que les réponses ?


Entre les lignes entre les mots

Cent cinquante ans après la première publication du Livre 1 du Capital, dans cette deuxième décennie du 21e siècle, que reste-t-il de l’héritage intellectuel de Karl Marx ?

Je propose ici d’apprécier cet héritage selon les critères mêmes de Marx, c’est-à-dire dans sa dimension « pratique-critique ». À l’âge de 27 ans, n’écrivait-il pas : « C’est dans la pratique qu’il faut que l’homme prouve la vérité, c’est-à-dire la réalité, et la puissance de sa pensée, dans ce monde et pour notre temps » (2eThèse sur Feuerbach, 1845) ? D’où la question au centre de cette réflexion : la pensée de Marx est-elle en mesure de prouver sa « vérité », sa « réalité » et sa « puissance », « dans ce monde et pour notre temps » ?

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«Le postmodernisme ne casse pas des briques», par Sandra C., dans “Négatif”


Lignes de force

La nouvelle livraison du bulletin Négatif, bien connu de mes lectrices et abonné(e)s, vient de paraître.

Elle contient un long article de Sandra C., dont j’ai repris le titre ci-dessus. Ce texte, dont je donne un bref extrait, reprend et complète utilement et opportunément des problématiques déjà abordées sur ce blogue: lutte des classes, confusionnisme, pseudo «identités de race», etc.

On lira également dans ce n° 24 une nécrologie de Carlos Da Fonseca, récemment disparu, rédigée par Américo Nunes.

Bravo aux camarades de Négatifpour leur activité !

Divagations postcoloniales

Indissociables des mouvements parmi lesquels se sont affirmés les groupes précédemment cités, les études post-coloniales doivent beaucoup à la French theory et aux intellectuels qui se sont emparés de la question coloniale à partir des années 1950 (Césaire, Memmi, Fanon, Sartre…). Elles s’attachent depuis la révolte des banlieues françaises de 2005 à analyser la société au…

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Où reprendre nos forces pour briser l’encerclement ?


Venezuela infos

naamloosConformément à leur plan, la violence semble vouloir nous submerger. Ils l’imposent à tout prix car il leur faut détricoter le tissu social, pousser à un affrontement final qui nous paraît à certains moments bien proche. Les morts rythment le quotidien de la politique, à l’approche d’une date-clé  (30 juillet, jour de l’élection nationale des députés à l’Assemblée Constituante) : la pression de la droite augmente pour empêcher ce scrutin populaire et tenter d’entraîner le pays dans une chute inexorable.

imagesWK2R8ZVX Par Marco Teruggi, depuis Caracas. Blog : http://www.hastaelnocau.wordpress.com

Ils l’ont dit et écrit : ils ne reconnaissent pas le gouvernement actuel, ils invoquent l’article 350 de la Constitution et ils essaieront d’empêcher coûte que coûte la tenue d’élections pour l’Assemblée Nationale Constituante. Concrètement cela signifie qu’ils vont attiser et exacerber la violence sous toutes ses formes, ils mettront la pression sur le terrain institutionnel avec la mise en place d’ embryons d’organismes…

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L’actualité de Marx (1)


Marx réhabilité ou enfin compris ?! Ce qui fait plaisir, c’est que l’observation, la connaissance de la nature humaine et l’intuition restent – pour l’instant – plus fortes que les plus puissants des algorithmes !
Gene

Entre les lignes entre les mots

Résumé

Marx retrouve aujourd’hui un regain d’intérêt. Sa mise en lumière des mécanismes du capitalisme contraste avec les simplifications des néo-classiques et la naïveté des économistes hétérodoxes. Marx permet de comprendre que l’offensive néolibérale et la surexploitation des précaires renvoient à la logique de la plus-value. Il a identifié l’origine des inégalités et montré ce qu’implique aujourd’hui encore la recherche sans fin du profit.

Le Capital permet de récuser toute assimilation du chômage à la révolution numérique. Il remet en cause les théories qui expliquent les crises par des erreurs de politique économique ou par des régulations défaillantes. Il souligne les contradictions incontournables entre consommation et rentabilité.

Marx a insisté sur le fait que les convulsions financières trouvent leur source dans la sphère de la production. Il a proposé une analyse des rapports entre mondialisation et modèles nationaux d’accumulation. Il a anticipé les polarisations engendrées par le sous-développement dans les pays…

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Pauvre de Moix ! Vive nous-autres !


LA RÉVOLUTION ET NOUS

M. Yann Moix, romancier et chroniqueur télévisuel, a répondu à la proposition de l’hebdomadaire Marianne d’adresser une lettre au nouveau président de la République, M. Macron (d’ailleurs nostalgique du régime monarchique).

Il vous faudra méditer ceci : la France de 1789, comme celle de 1830, n’a rien contre les monarques institutionnels et institutionnalisés ; la France de 1789, comme celle de 1830, comme celle de 1848, est gourmande de politique et de droit. Mais méfiez-vous, monsieur le Président, de la France en colère, j’allais dire : de la France-colère. Celle de 1793 ; celle de 1871. Elle n’est pas légaliste, elle est haineuse ; elle prône l’égalité au bout d’une pique et n’aime pas perdre la face. Elle n’est pas le peuple, elle est la foule. Elle n’est pas la démocratie, elle est l’ochlocratie[1]. Cette France ne vous fera pas le moindre cadeau. […]

France pleine de rancœur, ce qu’on peut évidemment…

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“Noces révolutionnaires” ~ Le mariage des prêtres 1789-1815, par Xavier Maréchaux


LA RÉVOLUTION ET NOUS

Présentation par l’éditeur de cet ouvrage disponible début juin en librairies. Éditions Vendémiaire, 192 pages, 19,50€.

« Je fus au séminaire d’une tristesse qui, à 16 ans, a bien peu d’exemples. » Le célèbre aveu de Charles Maurice de Talleyrand-Périgord, revenant sur les années où sa famille le contraignit à entrer dans les ordres, prend une résonance particulière à la lecture des milliers de lettres retrouvées dans les archives du légat du pape, le cardinal Caprara, envoyé en France sous le Consulat pour y négocier la « réconciliation » des prêtres mariés pendant la Révolution. Qui étaient ces hommes, révolutionnaires convaincus ou au contraire victimes de la « terreur religieuse », qui à partir de 1791 choisirent de célébrer leurs noces et de renoncer à leurs vœux ? Qui étaient leurs épouses ? Comment et de quoi ont-ils vécu, une fois leur union officialisée ? Pourquoi, surtout, une fois…

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Le 8 mai à Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs – La Résistance c’est maintenant


Lundi 08 mai. La commune de Saint-Etienne-de-Saint-Geoirs accueille la troisième édition d’un machin nommé « Course de la Résistance ». C’est à Jean-Pierre Barbier, président du Conseil Départemental (et partisan notoire de la construction d’un Center Parcs dans les Chambarans) qu’on doit cette brillante idée. Officiellement il s’agit, à travers différentes courses (à vélo et à pied) de « rappeler le sens historique de la date du 08 mai »( la Libération, pas le massacre de Setif) en « mettant en lumière les lieux emblématiques de la seconde guerre mondiale en Isère ». Dans les faits, on a plutôt affaire à une énième opération de communication sur le dos de la Résistance visant à se donner bonne conscience tout en encaissant un maximum d’argent frais. Car, fait notable, la participation aux courses est payante (de 5 à 25 euros selon les parcours).

On est quelques-uns a être énervés contre ce genre d’opérations d’auto-célébrations visant à une…

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