Les AZA et les feuilles soyeuses du foutre

Les feuilles soyeuses du foutre, magazine


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Le révisionnisme ou la bourde de trop de Christine Boutin.


Mariage pour Tous:…

Posted: 18 May 2013 10:37 AM PDT

Je suis en pleine enquête sur le périple de mes grands-père durant leur captivité pendant la Deuxième Guerre Mondiale. J’ai retrouvé le premier camps de mon Papy, le Stalag X B. Ce camps faisait office de gare de triage aussi. Je ne sais pas où il est allé ensuite.
Toujours est-il que j’ai continué mes recherches sur le Net. Je suis alors tombée sur le journal du Patriote Résistant, édité par la FNDIRP.

Le Patriote Résistant : non, ce n’est pas un avatar d’un courant nationaliste raciste, c’est même le contraire: sur les derniers numéros, un article traite de la montée des extrêmes droites, sur un entretien avec Dominique Vidal.
Un autre traite de la montée de l’antisémitisme, de l’islamophobie, du racisme envers les Roms et de l’homophobie( c’est dans le rapport complet qui est cité )

On y est : l’homophobie.

Le Mariage pour tous a été promulgué. Je ne voulais pas faire un article spécial dessuscertains l’ont faitmieux que moi.
Mais Christine Boutin a déclaré hier son opposition et sa volonté de combattre le fait que des gays puissent se marier en employant le terme de trop: Madame fait de la Résistance! Cela a déjà été employé avant, dans la Manif pour tous, par Frigide Barjot.

Mais là, je suis en pleine recherche sur les camps de concentration pour prisonniers de guerre et c’est le mot de trop.
Faut-il rappeler à Madame Boutin que des homosexuels ont été déportés et que nombre en sont mort, car ceux-ci étaient traités pire que des chiens par les nazis, comme une espèce à éradiquer, dangereuse et menant la civilisation à sa perte, d’ailleurs ce que dit un des plus célèbres nazis, Himmler, en 1937, est révélateur à ce sujet et rappelle malheureusement des propos entendus dans la rue récemment:
Ceci est extrait d’un site rappelant la déportation subie par les homosexuels:

« Si j’admets qu’il y a 1 à 2 millions d’homosexuels, cela signifie que 7 à 8% ou 10% des hommes sont homosexuels. Et si la situation ne change pas, cela signifie que notre peuple sera anéanti par cette maladie contagieuse. À long terme, aucun peuple ne pourrait résister à une telle perturbation de sa vie et de son équilibre sexuel… Un peuple de race noble qui a très peu d’enfants possède un billet pour l’au-delà : il n’aura plus aucune importance dans cinquante ou cent ans, et dans deux cents ou cinq cents ans, il sera mort… L’homosexualité fait échouer tout rendement, tout système fondé sur le rendement; elle détruit l’État dans ses fondements. À cela s’ajoute le fait que l’homosexuel est un homme radicalement malade sur le plan psychique. Il est faible et se montre lâche dans tous les cas décisifs… Nous devons comprendre que si ce vice continue à se répandre en Allemagne sans que nous puissions le combattre, ce sera la fin de l’Allemagne, la fin du monde germanique.»

Discours du chef nazi Himmler sur l’homosexualité prononcé le 18 février 1937

Et franchement, comment vouloir entrer en Résistance, avec la symbolique que ce mot suscite encore, ainsi que ses valeurs, comme le clame Boutin, avec des gens qui suivent le mouvement qu’elle dit représenter, qui ont à peu près les mêmes discours…durant les manifs pour tous…

Je trouve personnellement que c’est une grosse connerie, qui insulte ce qui s’est passé durant la Seconde Guerre Mondiale, quand en plus on nous apprend que 60% des homosexuels ont été dénoncés par la population et que 50 000 ont été condamnés par des tribunaux nazis….On estime le nombre de déportés à 10 000 environ et très peu rentrèrent de ces camps. La reconnaissance de ces déportation avance vraiment doucement.

Alors mélanger le terme de Résistance à une idéologie politique résolument contre l’égalité qu’offre le mariage pour tous…cela sent en fait très mauvais et frôle le révisionnisme.

PS: je rappelle, à toutes fins utiles que je milite personnellement pour l’union libre pour tous et la fin du mariage civil (je plaisante à moitié).

Rosa.

((Invitée pas Steph))

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Chypre-Fric-Riot’s??? (By Steph)


Sauver les banques chypriotes?

Pour se faire et obéir à la fois au FMI et à Bruxelles le Mouverdement de Chypre veut taxer les déposants …

Les insulaires ont tout de suite vu venir le naufrage et comment ils allaient être coulés.

__________________________________

Il s’agit de rien moins que taxer de 10% tous les dépôts effectués dans les banques par les « usagés »…à savoir les virements de salaire, les remboursements divers passant obligatoirement par la case « escroquerie légale ».

Juteuse mesure de soutien aux « banksters »…

Les gens se sont massivement rués sur les distributeurs (les banques étant fermées ce jour-là) pour y retirer leur pognon avant que soit votée l’application de cette nouvelle loi qui est un véritable braquage.

De nombreux « DAB » ont fait les frais de la colère populaire et ont été copieusement vandalisés.

Quelques »incidents » ont opposé flics et chypriotes râleurs qui ici et là s’en prirent également à des abris-bus, quelques vitrines et autres bâtiments officiels…

La station Radio France-Inter ce matin a involontairement parfaitement résumé ce nouveau scandale ne dissimulant nullement que les « pauvres » seraient tondus de près .

Je vais vous citer ça de mémoire et vous comprendrez avec moi que la formule employée, chargée à ras-bords d’une vérité impertinente, ne sera probablement pas répétée de si tôt…Attention, je shit:

– » Cette mesure est une première dans les annales… »-(sic).

Et France 24 nous brosse ci-dessous un comptoir de l’affaire flambant neuve…

http://blog.francetvinfo.fr/classe-eco/2013/03/16/chypre-la-zone-euro-existe-t-elle-encore.html#xtor=EPR-2-[newsletterquotidienne]-20130317-[lestitres-coldroite/titre1]-[lsf+-+3344]..

Steph.

Ce petit billet rigolard a été initialement publié sur nos pages http://nosotros.incontrolados.over-blog.com…Faites-tourner, faites tourner!!!


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Des militants de la cause homosexuelle passés à tabac devant la Douma


Ne vont pas deuxpardieu qui veut….(steph)

 

homo_douma

 

Vidéo sur: http://fr.euronews.com/2013/01/22/des-militants-de-la-cause-homosexuelle-passes-a-tabac-devant-la-douma/

22/01 17:59 CET

S’embrasser devant le Parlement russe aura coûté cher à la vingtaine d’homosexuels qui s’y sont essayé ce mardi. Ils s‘étaient réunis devant la Douma pour protester contre l’examen d’un projet de loi fédérale qui vise à interdire toute propagande de l’homosexualité en Russie.
Ils ont été passés à tabac.

“La loi ne définit absolument pas ce qu’est la propagande homosexuelle et c’est compréhensible car il n’existe pas de propagande homosexuelle. A cet égard et comme celà est écrit dans la loi, toute information relative à des relations conjugales non traditionnelles est considéree comme de la propagande”, explique une journaliste aussi militante de la cause homosexuelle.

Cette loi prévoit des amendes allant jusqu‘à 12 500 euros. Elle est déjà entrée en vigueur dans plusieurs régions russes et pourrait donc bientôt concerner le pays entier.

Oleg, un militant orthodoxe, n’arrive pas à le concevoir. “Moscou n’est pas Sodome. Nous sommes ici pour soutenir les gens normaux, les personnes saines qui veulent un équilibre, les familles orthodoxes qui élèvent leurs enfants dans l’esprit des traditions orthodoxes, de fraternité et d’unité populaire”, dit-il.

Certains militants ont été roués de coups, jusqu’au sang pour certains. Les activistes gays et lesbiennes sont très mal vus en Russie. Jusqu’en 1993 l’homosexualité y était considérée comme un crime et comme une maladie mentale jusqu’en 1999.

Plus d’actualités sur : Droits des homosexuelsManifestationRussie

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Le pape reste benoît devant les seins Femen


RELAIS

HOMOPHOBE SHUT UP !

 

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En ce jour d’intolérance et d’obscurantisme, les activistes de Femen France ont bravé la foule papale pour protester contre la politique homophobe du Pape. Elles ont ôté leurs manteaux dans la cour Saint Pierre et ont crié « Shut up ! » au Pape pendant l’Angélus. Elles ont été agressées par des catholiques avant d’être arrêtées par la police.

Cette action s’oppose à l’idéologie homophobe et extrémiste du Pape qui prêche pour une chasse aux sorcières « Le mariage gay est une menace pour le futur de l’humanité ». Femen demande au Vatican de cesser immédiatement ses incitations à la haine dignes du Moyen-âge. La vraie menace pour le futur de l’Humanité est le fanatisme et la sacralisation du célibat !

Femen veut répandre les idées progressistes de liberté et d’équalité au sein d’une société laïque.

La famille, l’orientation sexuelle, le mariage civil ne concerne pas l’Eglise qui cherche à imposer sa vision rétrograde.

QU’ELLE S’OCCUPE DE SON CUL !

HOMOPHOBE DEGAGE !

EGALITE DES DROITS POUR TOUS !

 

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Ayuto le parapluie!!


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Choronisons avec Femen (plein de T-Shirts à gagner)


L’humour peut aussi être une arme, nous disent les filles de Femen. Elles lancent un concours de montages (ici, avec la photo d’Inna Chevtchenko, bastonnée avant-hier par les hétéroporcs). Le premier prix est un T-shirt aux couleurs de Femen. Voir ICI.
par charles tatum


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Virginie Despentes répond à l’hétéro de service


 

«Ce que je pense, c’est que l’idée fondamentale doit rester, pour le mariage, pour les couples et pour la vie en général, que l’humanité est structurée entre homme et femmes.» [Lionel Jospin, homme d’État hétérosexuel prépensionné, il y a quelques jours à la télévision.]

Virginie Despentes lui répond dans Têtu, journal déstructurant. [merci à Shige]

 

 

Harvey Milk (je n’allais tout de même pas afficher la triste tronche de Jospin, hein.)

«Alors, cette semaine, c’est Lionel Jospin qui s’y colle. Il trouve qu’on n’entend pas assez de conneries comme ça, sur le mariage gay, il y va de son solo perso. Tranquille, hein, c’est sans homophobie. Il n’a pas dit qu’on avait le droit de casser du pédé ou de pourrir la vie des bébés gouines au lycée, non, juste, il tenait à signaler: attention, avec le mariage, on pousse mémé dans les orties. « L’humanité est structurée sur le rapport hommes femmes. » Juste, sans homophobie: les gouines et les pédés ne font pas vraiment partie de l’humanité. Ils ne sont pourtant pas stériles – mais comme ils ne vivent pas en couple, ce n’est pas de l’humain pur jus, pas de l’humain-humain comme l’est monsieur Jospin. Ce n’est pas super délicat pour les célibataires et les gens sans enfants, son truc, mais Jospin est comme ça: il a une idée forte de ce qu’est l’humanité, et l’humanité, c’est les femmes et les hommes qui vivent ensemble, copulent et produisent des enfants pour la patrie. C’est dommage pour les femmes, vu que, in fine, cette humanité-là, c’est l’histoire de comment elles en ont pris plein la gueule pendant des millénaires, mais c’est l’humanité, que veux-tu, on la changera pas. Et il faut bien l’admettre: il y a d’une part la grande humanité, qui peut prétendre aux institutions, et de l’autre, une caste moins noble, moins humaine. Celle qui devrait s’estimer heureuse de ne pas être persécutée, qu’elle ne vienne pas, en plus, réclamer des droits à l’État. Mais c’est dit sans animosité, hein, sans homophobie, juste: l’humanité, certains d’entre nous en font moins partie que d’autre. Proust, Genet, Leduc, Wittig, au hasard: moins humains que des hétéros. Donc, selon Lionel Jospin, il faut que je comprenne, et que je n’aille pas mal le prendre: depuis que je ne suce plus de bite, je compte moins. Je ne devrais plus réclamer les mêmes droits. C’est quasiment une question de bon sens. Mais c’est dit sans homophobie, c’est ça qui est bien. Comme tous les hétéros qui ont quelque chose à dire contre le mariage gay. C’est davantage le bon sens que l’homophobie qui les pousse à s’exprimer. Dans ce débat, personne n’est homophobe. Ils sont juste contre l’égalité des droits. Et dans la bouche de Jospin on comprend bien: non seulement contre l’égalité des droits entre homos et hétéros, mais aussi contre l’égalité des droits entre femmes et hommes. Parce qu’on est bien d’accord que tant qu’on restera cramponnés à ces catégories-là, on ne sera jamais égaux.

Je m’étais déjà dit que je ne me voyais pas « femme » comme le sont les « femmes » qui couchent gratos avec des mecs comme lui, mais jusqu’à cette déclaration, je n’avais pas encore pensé à ne plus me définir comme faisant partie de l’humanité. Ça va me prendre un moment avant de m’y faire. C’est parce que je suis devenue lesbienne trop tard, probablement. Je ne suis pas encore habituée à ce qu’on me remette à ma place toutes les cinq minutes. Ma nouvelle place, celle des tolérés.

Au départ, cette histoire de mariage, j’en avais moitié rien à faire – mais à force de les entendre, tous, sans homophobie, nous rappeler qu’on ne vaut pas ce que vaut un hétéro, ça commence à m’intéresser.

Je ne sais pas ce que Lionel Jospin entend par l’humanité. Il n’y a pas si longtemps, une femme qui tombait enceinte hors mariage était une paria. Si elle tombait enceinte d’un homme marié à une autre, au nom de la dignité humaine on lui faisait vivre l’enfer sur terre. On pouvait même envisager de la brûler comme sorcière. On en a fait monter sur le bûcher pour moins que ça. On pouvait la chasser du village à coups de pierres. L’enfant était un batard, un moins que rien. Bon, quelques décennies plus tard, on ne trouve plus rien à y redire. Est-on devenus moins humains pour autant, selon Lionel Jospin? L’humanité y a t-elle perdu tant que ça? A quel moment de l’évolution doit-on bloquer le curseur de la tolérance? Jospin, comme beaucoup d’opposants au mariage gay, est un homme divorcé. Comme Copé, Le Pen, Sarkozy, Dati et tutti quanti. Cet arrangement avec le serment du mariage fait partie des évolutions heureuses. Les enfants de divorcés se fadent des beaux-parents par pelletées, alors chez eux ce n’est plus un papa et une maman, c’est tout de suite la collectivité. On sait que les hétérosexuels divorcent plus facilement qu’ils ne changent de voiture. On sait que l’adultère est un sport courant (qu’on lise sur internet les commentaires d’hétéros après la démission de Petraeus pour avoir trompé sa femme et on comprendra l’importance de la monogamie en hétérosexualité – ils n’y croient pas une seule seconde, on trompe comme on respire, et on trouve inadmissible que qui que ce soit s’en mêle) et on sait d’expérience qu’ils ne pensent pas que faire des enfants hors mariage soit un problème. Ils peuvent même faire des enfants hors mariage, tout en étant mariés, et tout le monde trouve ça formidable. Très bien. Moi je suis pour tout ce qui est punk rock, alors cette idée d’une immense partouze à l’amiable, franchement, je trouve ça super seyant. Mais pourquoi tant de souplesse morale quand ce sont les hétéros qui se torchent le cul avec le serment du mariage, et cette rigidité indignée quand il s’agit des homosexuels? On salirait l’institution? On la dévoierait? Mais les gars, même en y mettant tout le destroy du monde, on ne la dévoiera jamais d’avantage que ce que vous avez déjà fait, c’est perdu d’avance… dans l’état où on le trouve, le mariage, ce qui est exceptionnel c’est qu’on accepte de s’en servir. Le Vatican brandit la polygamie – comme quoi les gouines et les bougnoules, un seul sac fera bien l’affaire, mais c’est ni raciste ni homophobe, soyons subtils, n’empêche qu’on sait que les filles voilées non plus ne font pas partie de l’humanité telle que la conçoit cette gauche-là, mais passons – ne vous en faites pas pour la polygamie: vous y êtes déjà. Quand un bonhomme paye trois pensions alimentaires, c’est quoi, sinon une forme de polygamie? Que les cathos s’occupent d’excommunier tous ceux qui ne respectent pas l’institution, qu’ils s’occupent des comportements des mariés à l’église, ça les occupera tellement d’y mettre un peu d’ordre qu’ils n’auront plus de temps à perdre avec des couples qui demandent le mariage devant le maire.

Et c’est pareil, pour les enfants, ne vous en faites pas pour ça: on ne pourra pas se comporter plus vilainement que vous ne le faites. Etre des parents plus sordides, plus inattentifs, plus égoïstes, plus j’m’enfoutistes, plus névrosés et toxiques – impossible. Tranquillisez-vous avec tout ça. Le pire, vous vous en occupez déjà très bien.

 

 

 

Tout ça, sans compter que l’humanité en subit d’autres, des outrages, autrement plus graves, en ce moment, les gouines et les pédés n’y sont pour rien, je trouve Lionel Jospin mal organisé dans ses priorités de crispation. Il y a, en 2012, des atteintes à la morale autrement plus brutales et difficiles à admettre que l’idée que deux femmes veulent se marier entre elles. Qu’est-ce que ça peut faire? Je sais, je comprends, ça gêne l’oppresseur quand deux chiennes oublient le collier, ça gêne pour les maintenir sous le joug de l’hétérosexualité, c’est ennuyeux, on les tient moins bien. Parfois la victime n’a pas envie de se laisser faire en remerciant son bourreau, je pensais qu’une formation socialiste permettrait de le comprendre. Mais non, certaines formations socialistes amènent à diviser les êtres humains en deux catégories: les vrais humains, et ceux qui devraient se cacher et se taire.

J’ai l’impression qu’en tombant amoureuse d’une fille (qui, de toute façon, refuse de se reconnaître en tant que femme, mais je vais laisser ça de côté pour ne pas faire dérailler la machine à trier les humains-moins humains de Lionel Jospin) j’ai perdu une moitié de ma citoyenneté. J’ai l’impression d’être punie. Et je ne vois pas comment le comprendre autrement. Je suis punie de ne plus être une hétérote, humaine à cent pour cent. Pendant trente-cinq ans, j’avais les pleins droits, maintenant je dois me contenter d’une moitié de droits. Ça me chagrine que l’État mette autant de temps à faire savoir à Lionel Jospin et ses amis catholiques qu’ils peuvent le penser, mais que la loi n’a pas à être de leur côté. Si demain on m’annonce que j’ai une tumeur au cerveau et qu’en six mois ce sera plié, moi je ne dispose d’aucun contrat facile à signer avec la personne avec qui je vis depuis huit ans pour m’assurer que tout ce qui est chez nous sera à elle. Si c’est la mort qui nous sépare, tout ce qui m’appartient lui appartient, à elle. Si j’étais hétéro ce serait réglé en cinq minutes: un tour à la mairie et tout ce qui est à moi est à elle. Et vice versa. Mais je suis gouine. Donc, selon Lionel Jospin, c’est normal que ma succession soit difficile à établir. Qu’on puisse la contester. Ou qu’elle doive payer soixante pour cent d’impôts pour y toucher. Une petite taxe non homophobe, mais qu’on est les seuls à devoir payer alors qu’on vit en couple. Que n’importe qui de ma famille puisse contester son droit à gérer ce que je laisse, c’est normal, c’est le prix à payer pour la non-hétérosexualité. La personne avec qui je vis depuis huit ans est la seule personne qui sache ce que j’ai dans mon ordinateur et ce que je voudrais en faire. J’aimerais, s’il m’arrivait quelque chose, savoir qu’elle sera la personne qui gèrera ce que je laisse. Comme le font les hétéros. Monsieur Jospin, comme les autres hétéros, si demain le démon de minuit le saisit et lui retourne les sangs, peut s’assurer que n’importe quelle petite hétéro touchera sa part de l’héritage. Je veux avoir le même droit. Je veux les mêmes droits que lui et ses hétérotes, je veux exactement les mêmes. Je paye les mêmes impôts qu’un humain hétéro, j’ai les mêmes devoirs, je veux les mêmes droits – je me contretape de savoir si Lionel Jospin et ses collègues non homophobes mais quand même conscients que la pédalerie doit avoir un prix social, m’incluent ou pas dans leur conception de l’humanité, je veux que l’État lui fasse savoir que je suis une humaine, au même titre que les autres. Même sans bite dans le cul. Même si je ne fournis pas de gamin à mon pays.

La question de l’héritage est centrale dans l’institution du mariage. Les sourds, les aveugles et les mal formés pendant longtemps n’ont pas pu hériter. Ils n’étaient pas assez humains. Me paraît heureux qu’on en ait fini avec ça. Les femmes non plus n’héritaient pas. Elles n’avaient pas d’âme. Leurs organes reproducteurs les empêchaient de s’occuper des affaires de la cité. Encore des Jospin dans la salle, à l’époque ils s’appelaient Proudhon. J’ai envie de vivre dans un pays où on ne laisse pas les Jospin faire le tri de qui accède à l’humanité et qui doit rester dans la honte.

Je ne vois aucun autre mot qu’homophobie pour décrire ce que je ressens d’hostilité à mon endroit, depuis quelques mois qu’a commencé ce débat. J’ai grandi hétéro, en trouvant normal d’avoir les mêmes droits que tout le monde. Je vieillis gouine, et je n’aime pas la sensation de ces vieux velus penchés sur mon cas et me déclarant « déviante ». J’aimais bien pouvoir me marier et ne pas le faire. Personne n’a à scruter à la loupe avec qui je dors, avec qui je vis. Je n’ai pas à me sentir punie parce que j’échappe à l’hétérosexualité. Moi je vous fous la paix, tous, avec vos mariages pourris. Avec vos gamins qui ne fêteront plus jamais Noël en famille, avec toute la famille, parce qu’elle est pétée en deux, en quatre, en dix. Arrangez-vous avec votre putain d’hétérosexualité comme ça vous chante, trouvez des connes pour vous sucer la pine en disant que c’est génial de le faire gratos avant de vous faire cracher au bassinet en pensions compensatoires. Vivez vos vies de merde comme vous l’entendez, et donnez moi les droits de vivre la mienne, comme je l’entends, avec les mêmes devoirs et les mêmes compensations que vous.

Et de la même façon, pitié, arrêtez les âneries des psys sur les enfants adoptés qui doivent pouvoir s’imaginer que leurs deux parents les ont conçus ensemble. Pour les enfants adoptés par un parent seul, c’est ignoble de vous entendre déblatérer. Mais surtout, arrêtez de croire qu’un petit Coréen ou un petit Haïtien regarde ses deux parents caucasiens en imaginant qu’il est sorti de leurs ventres. Il est adopté, ça se passe bien ou ça se passe mal mais il sait très bien qu’il n’est pas l’enfant de ce couple. Arrêtez de nous bassiner avec le modèle père et mère quand on sait que la plupart des enfants grandissent autrement, et que ça a toujours été comme ça. Quand les dirigeants déclarent une guerre, ils se foutent de savoir qu’ils préparent une génération d’orphelins de pères. Arrêtez de vous raconter des histoires comme quoi l’hétérosexualité à l’occidentale est la seule façon de vivre ensemble, que c’est la seule façon de faire partie de l’humanité. Vous grimpez sur le dos des gouines et des pédés pour chanter vos louanges. Il n’y a pas de quoi, et on n’est pas là pour ça. Vos vies dans l’ensemble sont plutôt merdiques, vos vies amoureuses sont plutôt calamiteuses, arrêtez de croire que ça ne se voit pas. Laissez les gouines et les pédés gérer leurs vies comme ils l’entendent. Personne n’a envie de prendre modèle sur vous. Occupez-vous plutôt de construire plus d’abris pour les sdf que de prisons, ça, ça changera la vie de tout le monde. Dormir sur un carton et ne pas savoir où aller pisser n’est pas un choix de vie, c’est une terreur politique, je m’étonne de ce que le mariage vous obnubile autant, que ce soit chez Jospin ou au Vatican, alors que la misère vous paraît à ce point supportable.»

Virginie Despentes

 

Posté par charles tatum:  le vieux monde qui n’en finit pas  Messages novembre 2012  Virginie Despentes répond à l’hétéro de service


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Pussy Riots or Pussy show ? Tacke care…


Le « Spectacle » is watching on you… Is ‘ looking after you and he ‘ll be  keeling you…Carrefull…

ARTICLE 

Dans ce monde où la vie ne vaut pas tripette du moment que l’on ne sen soucie pas.

Dans un monde où toutes les formes de la contestation se trouvent colonisées à une vitesse foudroyante par les représentations superposées de grandes pensées pétrifiées, il est aisé d’employer à l’ insu des acteurs de la critique qui se cherche et pour placer dans leurs propres bouches le discours de l’aliénation dominante  un tout petit peu recyclé dans  la contestation chosifiée devenue une succession ininterrompue de « mots valises » destinés  à neutraliser tout contenu subversif en le banalisant comme  un moment du spectacle ….

Ainsi l’une des trois condamnée aura été « libérée » sans qu’il soit vraiment explicité comment et pourquoi…

C’est dans la  policière perspective  de « la division » que résidera sans doute la réponse cachée à toutes les  questions qui pourraient être posées  à ce propos.

Misère du happening

Ainsi, dans le cours de la dernière  action l’une des « Pussy Riot » aurait crié cette formule piégée dans laquelle

se retrouve de plain pied la négation de toute critique comme  de tout élan de vie:

-«  »Déclenchez une ‘Pussy Riot’ et ne vous arrêtez jamais.

Le combat pour la liberté est une lutte sans fin

qui est plus importante que la vie! »

Ainsi s’écrie alors l’une des Pussy suspendue à son filin de Rappel….Comme si ce n’était pas le désir de vivre lui-même qui se trouve indissociablement associé à toutes les révoltes, à toutes les insubordinations, à toute volonté de révolutionner l’existence…Le monde, ce monde lui-même et  dans sa totalité.

Steph


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Peut-on s’émanciper du fétichisme?


Peut-on s’émanciper du fétichisme?

Conférence d’Anselm Jappe à Lausanne [26 octobre]

 

 

Le concept marxien de «fétichisme de la marchandise» [1] n’indique pas seulement une mystification de la conscience, un «voile». Il est également un phénomène réel: dans la société capitaliste, toute l’activité sociale se présente sous forme de valeur et marchandise, de travail abstrait et d’argent. Mais cela veut aussi dire que les antagonismes sociaux dans la société marchande ne concernent pas l’existence même de ces catégories, mais regardent essentiellement leur distribution entre ceux qui contribuent à la création de la valeur au travers du travail abstrait. En prendre acte met la théorie de l’émancipation sociale face à un dilemme: les «luttes de classe» au sens traditionnel, et celles de leurs substituts («subalternes» de tout genre, femmes, populations colonisées, travailleurs précaires, etc.), apparaissent comme des conflits «immanents», qui ne portent pas au-delà de la logique de la valeur [2]. Au moment où celle-ci semble avoir atteint ses limites historiques [3], ces luttes risquent souvent de se borner à la défense du status quo et à la recherche de meilleures conditions de survie pour soi-même au milieu de la crise. Il est évident que ce dont il faudrait s’émanciper ce sont l’argent et la marchandise, le travail et la valeur, le capital et l’État en tant que tels. Il semble cependant difficile d’attribuer cette tache à des groupes constitués par le développement de la marchandise même.

Dans les années 1960, les mouvements de protestation étaient dirigés justement contre la réussite du capitalisme, contre l’ «abondance marchande», et s’exprimaient au nom d’une autre conception de la vie. Les luttes sociales et économiques d’aujourd’hui se caractérisent souvent par leur désir d’un capitalisme qui maintient ses promesses. Dans la problématique écologique semble se poser un peu plus la question du sens de l’ensemble, mais le manque d’une vision globale fait glisser les écologistes rapidement vers des propos de gestion alternative du capitalisme [4]. Vouloir se débarrasser de la colonisation de nos têtes, que ce soit à travers le rejet de la publicité ou l’exploration des liens entre l’inconscient et le fétichisme marchand est assez important, mais risque de se cantonner à la sphère individuelle. Si l’on se tient à une lecture globale et radicalement critique du présent, comme la propose la critique de la valeur, où une émancipation pourrait-elle commencer? [5]

Intervenant : 

Anselm Jappe est né en Allemagne, a étudié la philosophie en Italie et en France. Il enseigne actuellement l’esthétique à l’Accademia di Belle Arti di Frosinone (Italie). Publications principales : «Guy Debord. Essai» (1993, dernière édition française Denoël 2001), «Les Aventures de la marchandise» (Denoël, 2003), «Crédit à mort» (Lignes, 2011). A participé à l’élaboration de la critique de la valeur autour des revues allemandes Krisis et Exit!

 

Horaire

Vendredi 26 octobre

11h30 – 13h15

Colloque international, « Penser l’émancipation » : Université de Lausanne, 25-27 octobre 2012.

Plus d’informations pratiques sur ce site.

 

Notes :

[1] Les traductions de Joseph Roy et Maximilien Rubel étant quasi inutisables, sur le concept marxien de fétichisme voir la traduction du Livre I du «Capital» de Karl Marx établie sous la direction de Jean-Pierre Lefebvre (PUF, 2009), notamment dans le chapitre 1, la quatrième partie «Le caractère fétiche de la marchandise et son secret», pp. 81-95.

[2] Pour un développement,voir Par-delà la lutte des classes par Robert Kurz, Classes et dynamique du capitalisme ou Le prolétariat n’est pas le sujet de l’histoire par Moishe Postone, on peut voir encore Lubies métaphysiques de la lutte des classes. A propos des présupposés tacites d’un étrange rétro-discours par Norbert Trenkle.

[3] La mouvance allemande de la critique de la valeur a construit dès les années 1990, une théorie de l’effondrement du capitalisme, au-delà des thèses d’Henryk Grossmann et Paul Mattick (père). Pour un aperçu de cette théorie, on peut se reporter à la rubrique Théorie de l’effondrement du capitalismesur ce site.

[4] On pourra voir l’article d’Anselm Jappe, Décroissants encore un effort… ! Pertinences et limites des objecteurs de croissance.

[5] On peut se reporter à la rubrique Que faire ? Quoi faire ? , voir en particulier Critères du dépassement du capitalisme de Robert Kurz. Anselm Jappe a publié également en mai 2012 dans la revue «Réfractions. Revue de réflexion et d’expression anarchiste», un article intitulé «Être libre pour la libération».  On peut également renvoyer au n°4 de la revue Sortir de l’économie et remarquer que John Holloway dans son dernier livre récemment traduit en Français, «Crack capitalism ! 33 thèses contre le capital» (Libertalia, 2012) discute de la question de la sortie du fétichisme en abordant les pensées de Robert Kurz, Moishe Postone ou des groupes Exit ! et Krisis.

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Egypte : le harcèlement des femmes de plus en plus violents, mais les militants ripostent


Un petit fait d’hiver bien glauque pour répondre au dernier billet sur ce couple de Tunisiens qui attente à la pudeur des pandores made in Ben Ali.

Cela se passe en Haute-Égypte, dans u petit village du oux nom d’Eman où. Il y a trois semaines, Mostafa, une jeune fille de 16 ans répond à son agresseur en lui crachant au visage, ce qui vexe passablement le bonhomme qui lui tire dessus avec son arme automatique.

Le suspect, Ramadan Nasser Salem, est actuellement en garde à vue après avoir fui pendant plus d’une semaine. Dans une interview qu’il accorde sur la chaîne de télévision Al-Hayat, il nie la version des événements offerts par des témoins : «Je roulais tranquille sur ma moto lorsque je l’ai vue. «Bonjour» lui dis-je et aussitôt, elle pense que je la harcèle, commence à me maudire, puis me crache à la gueule. J’ai alors malencontreusement tiré avec mon fusil et un passant m’a dit que la balle a touché un mur. Nous avons pensé que la jeune fille avait eu peur et qu’elle est tombée sur le sol. Mais d’autres personnes nous ont dit que la balle l’avait frappée. Or je n’ai jamais voulu la tuer, votre honneur!»

Dalia Abd El-Hamid, chercheuse égyptienne pour les droits personnels, avertit que les circonstances entraînant la mort de Mostafa reflètent une tendance inquiétante des agressions sexuelles contre les femmes. « Ce qui s’est passé à Eman est un exemple frappant. Salem devient de plus en plus violent et la tue. Il la tue juste parce qu’elle s’est défendue. Le simple fait est qu’elle n’ait pas accepté ce qui est normalement accepté dans la société. Lorsque vous n’acceptez pas la norme, la société vous punit. Et il la punit point barre ! »

Une enquête réalisée en 2010 par le Centre égyptien pour les droits des femmes a révélé que 83 % des femmes égyptiennes ont été victimes de harcèlement. Les groupes de défense ont donc exhorté le gouvernement à s’attaquer au problème.

En 2008, pour la première fois, le gouvernement condamne un homme à trois ans de prison pour harcèlement sexuel. Fin 2010, 23 ONG et organisations des droits humains ont fait équipe dans ce qui a été salué comme une initiative sans précédent visant à modifier le Code pénal afin de mieux lutter contre les agressions et le harcèlement sexuel, bien que leur élan ait été bouleversée par la révolution.

Mais la situation n’a fait qu’empirer. Certains estiment que par le passé, les agresseurs fuyaient la scène du crime par honte ou par peur de la réaction du public. Mais aujourd’hui, les violeurs ne sentent pas de tels remords. Au lieu de cela, le silence du gouvernement et du public a permis à une souche beaucoup plus virulente de la violence de prendre racine.

Selon Abd El-Hamid : « Ce qui est plus inquiétant et alarmant, c’est qu’il y a un changement de paradigme. Le harcèlement sexuel tend actuellement à être plus intrusif. Cela est dû au résultat de l’immunité et de l’impunité dont les auteurs jouissent à la fois de la société et de la police. Et la police elle-même compte souvent les pires contrevenants. »

Hoda Badran, présidente de l’Alliance pour les femmes arabes: « L’instabilité politique et sociale de la dernière année et demie a également été un facteur important. En effet, plusieurs agressions sexuelles de grande envergure ont eu lieu lors des rassemblements politiques, notamment sur la place Tahrir. Mais la situation s’améliore peu à peu é mesure que la stabilité revient progressivement depuis l’élection présidentielle. »

Dimanche passé, le 23 septembre 2012, un rassemblement devant le palais présidentiel, co-organisé par les partenaires sociaux de l’organisation Basma et Nefsi, un groupe basé au Caire contre le harcèlement, a eu lieu pour dénoncer la mort de Mostafa et exiger une loi visant spécifiquement les agressions et le harcèlement sexuel. Basma a également organisé des patrouilles dans les stations de métro pour identifier les auteurs de harcèlement sexuel et de les signaler à la police.

Toutefois, le cas Mostafa souligne l’ampleur du problème. En dépit du fait qu’elle n’a suscité que peu de couverture médiatique, elle n’a suscité aussi que très peu de réaction du public. Ce qui n’a pas surpris Abd El-Hamid : « Depuis que nous sommes un pays très urbain centré, ce qui se passe en Haute-Egypte n’attire pas l’attention des habitants du Caire, ni du gouvernement. La seconde chose est le statut socio-économique de la victime. C’est typique pour les gens des classes les plus pauvres que de ne pas être pris en charge ou de ne pas obtenir d’attention. Mostafa était pauvre jeune fille de la Haute-Egypte »

Le père, Mostafa Salama, a fait appel directement au président dans une interview à Al-Hayat : « J’appelle Morsy Président de regarder la Haute-Egypte et de prendre soin d’elle. C’est l’homme qui parlait de Dieu et du prophète Mohamed, et nous avons voté pour lui. Maintenant, il faut prendre soin de nous. »

Alors que les partisans des droits des femmes en Égypte ont tendance à être méfiant vis-à-vis de Morsy, quelques uns espèrent encore pouvoir offrir des réformes similaires. Nahil Zaghloul, un organisateur avec Basma : «Je pense que Morsy veut faire quelque chose au sujet de ce problème qui affecte toutes les femmes, qu’elles soient laïque ou islamistes. Mais il doit faire face à de nombreux obstacles et d’adversaires et les lois ne pourront probablement pas faire grand-chose».

De même, les militants égyptiens reconnaissent volontiers que la racine du problème n’est pas une politique déficiente – le harcèlement sexuel et l’agression sont déjà techniquement illégaux – mais les normes sociales oppriment les femmes et stigmatisent celles qui parlent. Pire! La révolution a créé des difficultés supplémentaires pour les femmes. Mais il a également libéré les organisations de base afin de mieux mener une bataille contre les agressions et le harcèlement sexuel et cela pourra peut-être conduire à s’attaquer aux racines du problème. 

Mais ne tombons pas gaiement dans le cliché égyptien et n’alimentons pas un débat islamophobe.

Mieux!

Ne soyons pas hypocrite et ne levons pas les yeux de notre propre KK.

En Europe, environ 90 % des femmes violées ne portent pas plainte, un peu pour les mêmes raisons que les Egyptiennes. Et le 10 % qui oseront franchir le pas vont se retrouver du banc des victimes à celui des accusées.


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Tunisie!! Les violeurs au rang des victimes. C’est le pompon!


 

Une brève qui, sous le règne Ben Ali était une constante, ajoute un jasmin sur une Révolution qui n’est pas encore aboutie. N’empêche que la nouvelle laisse sur le cul ceux qui en ont entendu parlé ou lu.

Le devoir d’AZA et les feuilles de souffre/Nosotros Incontrolados est de relayer tout en dénonçant ce genre de pratiques pour le moins barbare et choquante quant à la tournure de ces événements.

Panne d’oreiller oblige et hache de guerre plantée dans le scalp, il n’y aura, sur ce billet, qu’un malheureux copié-collé de cette sombre affaire qui se passe en Tunisie.

 

Copié-collé

 

http://fr.euronews.com/ Le droit des femmes en question en Tunisie après cette affaire qui bouleverse une partie de l’opinion publique. Dans ce parc de la capitale une jeune femme a été violée par deux policiers début septembre. Mais quand la victime s’est présentée devant le juge, elle a eu une désagréable surprise. Son avocate Emna Zahrouni raconte que « la jeune femme et son fiancé sont poursuivis pour atteinte à la pudeur. »

Juste avant le viol, le couple avait été surpris en effet dans sa voiture, dans une position « immorale », selon le ministère de l’Intérieur. La jeune femme raconte aussi que les policiers ont essayé d’extorquer de l’argent à son fiancé.

Pour l’avocate, le gouvernement a une responsabilité politique et morale ; depuis l’arrivée d’Ennahada au pouvoir il y a 11 mois, les cas d’harcèlement sexuel et moral et financier de la part des policiers se multiplient.

Le ministre de la Justice confirme que la jeune femme est victime mais bien accusée aussi. Elle retournera devant le juge mardi prochain. Elle risque six mois de prison.

Les organisations des droits de l’Homme s’inquiètent du glissement de la société tunisienne vers des pratiques rétrogrades. Dans le monde arabe, le statut des femmes tunisiennes était jusque là le plus moderne. Depuis l’arrivée des islamistes les femmes ont peur d’un retour en arrière. En août elles manifestaient pour leurs droits, quand le gouvernement a tenté sans succès de modifier la constitution : il voulait inclure la complémentarité des sexes, et non plus l’égalité, comme c’est le cas depuis 1956.

 

 

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