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Nadejda Tolokonnikova : « Je ne regrette rien »


03 septembre 2012

Nadejda Tolokonnikova : « Je ne regrette rien »

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« J’aime la Russie mais je hais Poutine », a lancé Nadejda Tolokonnikova (22 ans), dans un entretien à l’hebdomadaire allemand Der Spiegel depuis la prison où elle purge une peine de deux ans de camp.

Le groupe punk Pussy Riot [Les chattes émeutières], dont trois membres ont été condamnées le 17 août pour avoir chanté une « prière » contre le président russe Vladimir Poutine dans une cathédrale, veut « une révolution en Russie », a souligné Nadejda Tolokonnikova.

Elle a répondu par écrit aux questions du magazine allemand via l’un de ses avocats, explique Der Spiegel, en montrant une photo des réponses manuscrites de la jeune femme.

« Le système Poutine n’appartient pas au XXIe siècle, il rappelle beaucoup plus les sociétés primitives ou les régimes dictatoriaux du passé », a-t-elle ajouté.

Assurant: « Je ne regrette rien », Nadejda Tolokonnikova affirme également: « Au bout du compte, je pense que le procès contre nous était important car il a montré le vrai visage du système Poutine. »

« Ce système a émis un jugement sur lui-même en nous condamnant à deux ans de prison sans que nous n’ayons commis de crime. Cela me réjouit évidemment », poursuit la jeune femme, apparue durant son procès avec un T-Shirt portant le slogan: « No pasaran! ».

« Je me bats pour que ma fille [4 ans] grandisse dans un pays libre », souligne-t-elle affirmant que son procès a été « la vengeance de Poutine ».

Outre Nadejda Tolokonnikova, Ekaterina Samoutsevitch (30 ans) et Maria Alekhina (24 ans) ont été condamnées à deux ans de camp chacune pour « hooliganisme » et « incitation à la haine religieuse » après avoir chanté en février une « prière punk » dans une cathédrale moscovite, demandant à la Sainte Vierge de « chasser Poutine » du pouvoir.

Interrogée sur ses conditions de détention, l’artiste affirme qu’elles sont supportables. « Malgré tout, c’est une prison russe avec tout son charme soviétique. Il n’y a pas eu beaucoup de progrès: la prison est un mélange de caserne et d’hôpital ».

« Nous sommes réveillées à six heures du matin, ensuite je prends mon petit déjeuner, ensuite vient le tour de cour. Le reste de la journée, j’écris. Ou je lis, ces jours-ci par exemple la Bible et les oeuvres du philosophe marxiste slovène Slavoj Zizek. Le manque de liberté de mouvement ne restreint pas la liberté de penser », conclut-elle.

[der spiegel, agences de presse, réseau « Ils ne nous réduiront pas au silence »]

Posté par charles tatum à 09:35 – Commentaires [1]Rétroliens [0] – Permalien [#]
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Commentaires sur Nadejda Tolokonnikova : « Je ne regrette rien »

Les barreaux de la bible…

-« Le manque de mouvement n’interdit pas la liberté de penser… »…

Mais la lecture de la bible sans doute y contribue t-elle et pas pour peu.
S.